Février 1985, Lise Arnois Plamondon met en place la première semaine de la tendresse. Uniquement à l'école Champagnat au départ, le projet vise à améliorer le climat de l'école. Les élèves sont alors invités à faire l'achat de cartes de la St-Valentin, et à s'échanger des vœux d'amour et d'amitié pour la St-Valentin. Les élèves de l'école adhèrent immédiatement à l'idée géniale de Mme Plamondon, et la première expérience est un succès. La semaine de la tendresse se poursuit donc l'année suivante, et fait ainsi tranquillement sa place dans l'histoire scolaire latuquoise.
Depuis, 25 années se sont écoulées, le climat de l'école s'est amélioré, et le projet se poursuit toujours. En 2010, la semaine de la tendresse est pilotée par Nadine Abboud Lebrun, qui s'en occupe depuis plusieurs années déjà. «Cette année nous avons six modèles de cartes, elles sont de toute beauté. Les cartes ont été réalisées par les élèves d'Hélène Lemire, dans le cadre du cours d'art plastique de secondaire cinq. C'était un projet noté, et ce sont les enseignants qui ont voté pour les dessins qui allaient être choisis» explique Mme Abboud. Seulement pour l'école Champagnat, c'est au minimum 4 000 cartes qui seront distribuées. « Cette année, nous avons fait faire 6 000 cartes, 1 000 de chaque modèle. Nous avons dû monter les prix des cartes, pour la première fois en 25 ans » explique Mme Abboud. Fait marquant, depuis maintenant trois ans, la semaine de la tendresse a également son côté environnemental. Les cartes se replient sur elles-mêmes de façon à éliminer le besoin d'avoir une enveloppe. Une économie d'argent, et de papier. À Champagnat, les cartes sont vendues par les élèves du cours d'arts plastiques de secondaire cinq. Les élèves peuvent se procurer les cartes au coût de 50 cents l'unité, cinq pour deux dollars, et 15 pour cinq dollars. Des prix accessibles à tous. Par contre, pour ceux qui auraient l'âme créatrice ou qui n'auraient pas les moyens de se les offrir, il y a toujours la possibilité de créer sa propre carte de la St-Valentin. Toutes les cartes sont acceptées par le facteur.
De la tendresse pour toutes les écolesBien qu'à l'origine la semaine de la tendresse était réservée aux élèves de l'école Champagnat, celle-ci est, depuis plusieurs années, accessible à tous les élèves des écoles de La Tuque. Qu'on fréquente une des écoles primaires de la ville, le High School, l'école forestière, ou même le CÉGEP, il y aura des cartes de St-Valentin à vendre, et des boîtes aux lettres pour les envoyer. Les élèves qui fréquentent ces établissements sont donc interpellés par la tendresse. « Mon objectif c'est de les faire cheminer. De leur faire vivre une belle expérience » raconte Mme Abboud.
Mais une activité de cette ampleur demande travail et organisation, la majorité du travail s'effectue à Champagnat. D'abord, la vente et la distribution des cartes sont assurées par les élèves du cours d'art plastique de secondaire cinq. Mme Abboud s'assure ensuite de faire acheminer le courrier aux élèves du groupe de Marc Deschesnes. Ceux-ci ont la lourde responsabilité de trier, et de classer le courrier de façon à ce que chacun puisse recevoir son mot d'amour, peu importe l'établissement scolaire qu'il fréquente à La Tuque.
Cette année une collaboration est née de la semaine de la tendresse. Les élèves de secondaire cinq, de la classe d'art plastique de Mme Lemire, se sont beaucoup impliqués dans le projet. Par conséquent, ils pourront en récolter les profits pour leur permettre de réaliser des projets spéciaux dans le cadre de leur cours. Ils ont d'ailleurs déjà fait une visite de l'église St-Zéphirin avec une approche artistique.
Décidément, la semaine de la tendresse est une belle initiative, qui risque de durer encore longtemps.




