À l’invitation du jardinier amateur Michel Vézina, l’Écho s’est rendu admirer cet espace bucolique où le temps est suspendu. « Lorsque j’arrive ici et que je jardine, j’oublie tous mes problèmes », nous expliquait Mme Gingras qui est littéralement amoureuse des fleurs. « Les gens me demandent si j’ai des légumes dans mon jardin », ajoutait-elle en riant, avouant du même coup qu’elle cultive bien quelques petits carrés de légumes au travers son magnifique jardin fleuri.
« Ici, c’est un petit paradis. Je vois des mères qui viennent avec leurs enfants. Les petits apprennent déjà à travailler la terre. C’est une superbe activité », mentionnait M. Vézina, tout en me montrant les deux parcelles qu’il soigne aux petits oignons!
Les gens rencontrés sur place sont unanimes : jardiner tient les soucis éloignés. Les 48 parcelles sont presque toutes utilisées. Et l’organisme prend bien soin de ses membres. « Nous sommes bien équipés. Nous avons une tondeuse, une débroussailleuse et un rotoculteur en plus d’avoir des points d’eau et des petits cabanons», précisait-il. De fait, Mme Gingras nous confiait qu’elle mangeait parfois sur place dans ces petits cabanons. « On est un peu maniaque! Au printemps, on mange ici pour pouvoir avancer plus vite dans nos jardins ».
Lors de mon passage, j’ai été à même de constater l’abondance de légumes dans les parcelles : carottes, oignons, betteraves, melons, concombres, tomates, zucchinis en fleur et autres légumes tout aussi délicieux. J’ai aussi constaté le bonheur que ressentent ces gens à s’occuper de leur jardinet et surtout à manger leurs bons légumes. J’ai malheureusement aussi constaté que d’aucuns ont le pouce beaucoup plus vert que moi!

