La cérémonie d’ordination au diaconat permanent sera présidée par Monseigneur Luc Bouchard, évêque du diocèse de Trois-Rivières, et elle sera ouverte à toute la population.
Pour Alain Riendeau, ce sera l’aboutissement de cinq ans de formation au cours de laquelle il a aussi dû compléter un certificat en théologie.
«Au cours de ses cinq années, on voit si on a vraiment l’appel. On est constamment en train de revoir si c’est pour nous. Plusieurs personnes interrompent d’ailleurs leur cheminement», raconte M. Riendeau. J’ai été interpellé par des gens de la communauté à la suite de mes implications et j’ai décidé de tenter ma chance».
À titre de diacre, Alain Riendeau pourra présider des baptêmes, des mariages et des funérailles, mais il aura surtout à accomplir des missions pastorales. «Plutôt que de les attendre dans les églises, c’est maintenant l’église qui va vers les gens».
La mission pastorale d’Alain Riendeau se fera auprès des Atikamewks de Wemotaci. «Nous avons déjà eu des rencontres avec des membres de la communauté pour savoir ce qu’ils veulent, pour que ça réponde vraiment à leur besoin, assure le futur diacre. Nous leur avons proposé des choses et nous avons décidé de tenir une rencontre par mois».
Au cours de ces rencontres mensuelles, Alain Riendeau a l’intention de parler de Dieu, mais également des traditions propres à la nation atikamekw. «Nous allons échanger ensemble et chercher des pistes de solution, des indices, des réponses à travers la Parole de Dieu et les traditions autochtones», indique-t-il. Nous aurons des discussions et à travers différents exemples, nous tenterons de voir comment Jésus aurait agi dans telle situation».

