La direction du CSSSHSM a confirmé la baisse de ce service depuis cet été. Le service du traitement de la douleur servait à 471 patients en date du 9 juin dernier. «Depuis le 17 juillet dernier, le Dr. Errouissi ne donne plus ce service, affirme Michèle Ouellet, directrice générale du CSSSHSM. Pour mettre les gens en contexte, omnipraticien dirige le patient à l'anesthésiste, qui réalise une épidurale ou une infiltration selon les besoins. Comme un anesthésiste vient par période, il ne peut pas répondre à toute la clientèle du Dr. Errouissi. Bien entendu, la clientèle devient de plus en plus en manque parce qu'il y a moins de services.»
Line Bouchard a donc adressé une plainte au CSSSHSM et à l'Agence de santé régionale. Elle a reçu une accusée de réception de sa plainte par les deux instances dans de brefs délais. «Depuis le mois de juillet, je dois me diriger à l'urgence pour recevoir mes infiltrations, explique Mme Bouchard dans sa lettre. J'ai essayé en appelant à divers départements de l'hôpital, de me renseigner à savoir quel médecin restant pouvait donner des injections de cortisone pour ne pas aller attendre à l'urgence, et de me faire répondre après des heures d'attente que le médecin ne donnait pas ce genre d'injection. J'ai même eu la réponse d'une personne que si je n'étais pas contente, d'aller en clinique privée.»
Ces dernières paroles ont été l'élément déclencheur de la plainte de Mme Bouchard. «Ça m'a mise hors de mes gonds, exprime-t-elle. Je comprends la problématique du manque de médecin et je sais que je ne suis pas seule à attendre. Mais si mes actions peuvent faire bouger des choses, tant mieux. J'ai obtenu des réponses rapides. Ma colère s'est apaisée, mais nous manquons de services quand même.
Contacté par L'Écho, la directrice générale du CSSSHSM Michèle Ouellet a tenu à rassurer la population. «Je comprends tellement le désarroi de la clientèle pour le vivre avec une personne proche. Nous allons prendre des moyens pour mieux renseigner les patients. Un communiqué à l'interne sera publié pour dire aux médecins qui dirigent les patients, de renseigner ces derniers qu'il y a moins de services. Si la clientèle appelle, nous dirons que le service prend plus de temps. Nous allons faire appel à chacun de nos six anesthésistes à savoir s'ils sont prêts à accepter des cas pour le traitement de la douleur. Nous allons contacter avec Shawinigan et Trois-Rivières à savoir si un anesthésiste ne pourrait pas accepter des patients, mais j'ai un grand point d'interrogation quant à cela. Nous allons établir des critères de priorité pour la clientèle. Nous allons rédiger une lettre pour aviser les clients. Puis, un comité de travail sera formé pour trouver des mesures d'adaptation de l'organisation du travail.»
En terminant, Mme Ouellet a voulu saluer le travail de l'équipe médicale de l'hôpital pour maintenir les services en fonction.



