L’entente a été annoncée par les ministres du Commerce des deux pays lundi à Washington. L’entente conclue en 2006 mettait en place un compromis décourageant les producteurs canadiens de vendre trop de bois d’œuvre à faibles coûts chez nos voisins du Sud.
Toutefois, la prolongation de l’entente ne signifie pas qu’il n’y aura pas de mésentente. Les États-Unis lancent ces jours-ci une plainte pour commerce injuste contre les pratiques de la Colombie-Britannique, qui sera entendue en février prochain par un organisme international.
L’effondrement du marché américain de l’habitation a eu des effets dévastateurs sur l’industrie canadienne du bois d’œuvre. Les exportations de produits du bois aux États-Unis ont chuté de 19 milliards $ en 2004, à 5 milliards $ et 6 milliards en 2009 et 2010, respectivement.
Selon les statistiques du gouvernement, les exportations canadiennes de bois d’œuvre au sud de la frontière ont totalisé 2,6 milliards $ lors des 11 premiers mois de 2011, la Colombie-Britannique représentant 58 % de ce montant.
L'Association des produits forestiers du Canada (APFC) s’est réjouie que le ministre du Commerce international, Ed Fast, ait annoncé lundi, avec le représentant américain au Commerce, Ron Kirk, une prolongation de deux ans de l'Accord sur le bois d'œuvre résineux.
« L'Accord sur le bois d'œuvre assure une stabilité et une prévisibilité pour ce qui est de l'accès à notre plus important marché, les États-Unis », a indiqué Avrim Lazar, président et chef de la direction de l'APFC. « L'industrie croit qu'en cette période d'incertitude sur les marchés, il est bon de le prolonger de deux ans pour maintenir un certain niveau d'assurance à l'égard de cet accès. »
