Organisé par l’Association forestière de la vallée du St-Maurice (AFVSM) et l’Alliance des Chambres de commerce de la Mauricie entre le biologiste Nicolas Mainville, auteur du rapport scientifique «De biomasse…à biomascarade» présenté par Greenpeace et Patrice Mangin, professeur, chercheur et directeur du Centre intégré de pâtes et papiers a interpellé plusieurs personnes dans notre région.
Larry Bernier«Ce que semblait dire Greenpeace, c’est que la filière biomasse pour produire de l’électricité ne semble pas performante. Leur étude est pancanadienne et dénonce ce qui se fait ailleurs», mentionnait M. Bernier, maire de Lac Édouard. «Ce qui est bien c’est de savoir ce qui se fait ailleurs pour ne pas répéter les mêmes erreurs. Les ingénieurs forestiers devront évaluer si l’arbre debout a terminé sa vie active et calculer les coûts reliés à sa transformation en biomasse avant de décider de le couper ou de le laisser mourir sur place et produire un engrais pour les petits arbres environnants», concluait M. Bernier.
Claude Dupuis«Dès le départ, je n’étais pas d’accord avec le rapport de Greenpeace qui était dévastateur pour la filière de la biomasse. J’aimerais que Geenpeace nuance autant dans les médias qu’ils ont nuancés lors du débat», mentionnait le directeur général de la Coopérative forestière du Haut St-Maurice. «Pour les projets locaux comme ceux que nous souhaitons, nous avons même eu des félicitations. Une grosse partie de la solution est là. D’affirmer que seulement de gros projets de granules de 400 000 tonnes sont viables n’écarte pas que nous pourrions l’être localement avec un projet de 50 000 tonnes», ajoutait celui qui ne croit toutefois pas qu’il fasse arrêter les éventuels gros projets industriels de biomasse, mais plutôt voir à ce qu’ils soient environnementalement acceptables. Ici, nous pensons localement, ce que semble avoir apprécié Greenpeace», concluait-il.
Patrice Bergeron«Le rapport de Greenpeace était vraiment dévastateur pour la biomasse et ça méritait d’être commenté sur la place publique, car ça suscitait beaucoup de questionnement », estimait le directeur forestier de Ville La Tuque. «Il y avait beaucoup de sensationnalisme dans ce rapport. J’ai été très surpris d’entendre M. Mainville dire qu’on couperait des arbres sains. Au Québec, l’approvisionnement pour la biomasse provient des résidus des secteurs de coupe. Nous ne ferons pas de pression supplémentaire sur la forêt. C’est une énergie verte qui doit être valorisée. C’est créateur d’emploi et de richesse pour notre région», concluait-il.
Manon Côté«Les forestiers au Québec savent ce qu’ils font, ce qu’ils peuvent faire et ce qu’ils doivent faire», déclarait la directrice générale de la Chambre de commerce et d’industries du Haut St-Maurice. «Il ne faut toutefois pas oublier que c’est grâce aux Greenpeace de ce monde si les forestiers sont assujettis à ces lois. Au niveau de la biomasse, on stagne peut-être un peu, mais il faut voir à faire autre chose avec la forêt. Les produits forestiers non ligneux comme les champignons par exemple, sont des avenues intéressantes», concluait-elle

