Manon Lefebvre a commence en 1995 a faire des randonnées familiales de chiens de traîneaux. Mais elle fait maintenant de la compétition depuis trois ans. «C'est à La Tuque que j'ai gagné ma première course et j'ai eu la piqure. Quand tu goûtes au podium, tu en veux encore plus. Je fais environ huit courses par année sur le circuit québécois, et je suis montée deux fois sur le podium. Mais la compétition est de plus en plus dure puisqu'il s'agit d'un sport qui gagne des adeptes.»
Mme Lefebvre vise un top 10 au championnat mondial. Elle sera en compétition dans deux catégories, soit une course à 6 chiens et une autre à 8 chiens. «Je sais que je peux rivaliser avec les meilleurs au monde», affirme-t-elle.
Le plus particulier avec les couses de chiens de traîneaux, c'est qu'elles regroupent les hommes et les femmes. «La technique est très importante dans ce sport, poursuit Mme Lefebvre. C'est très physique et il s'agit d'une question de seconde. Tu dois pousser, mais pas trop afin que les cordes soient toujours tendues pour ne pas donner de la misère aux chiens. C'est certain que tu dois ne faire qu'un avec ton chien meneur (le leader). Le fartage est aussi très important. C'est la même chose que le ski de fond.»
Mais comment Manon Lefebvre est-elle parvenue à se rendre si rapidement à l'élite? «En observant les meilleurs. On ne demande pas de conseil aux autres puisque c'est un milieu très fermé et en compétition.»
Cette année, Mme Lefebvre a fait des accouplements avec les meilleurs chiens au monde afin de partir ses propres chiens Alaskan. «L'Alaskan, c'est des croisées avec plusieurs races comme les Huskies et les lévriers, afin que les pattes soient plus élancées par exemple.»
Toutefois, il s'agit d'un sport très dispendieux. Il en coûte 1200 $ pour un accouplement, 3500 $ pour un traîneau, et de 500 à 600 $ par chien de la naissance jusqu'à un an et demi, l'âge de la maturité. «Par les années passées, j'ai tout payé de ma poche, mais je ne peux plus faire cela cette année.»
L'entraînement de ses chiens débutera à l'automne. Et comme la neige n'est pas encore tombée, elle attache ses chiens à un véhicule tout-terrain qui est sur le neutre, et avec les freins enfoncés. «Et ce n'est pas assez. Souvent les chiens brûlent les freins à force de tirer. C'est vraiment un mode de vie et on ne peut pas sauter d'entraînement.»
Et le dressage? «La base est la même, raconte Mme Lefebvre. Le chien doit répondre à son nom, apprendre à s'assoir comme un animal de compagnie. La seule différence est qu'on leur met un harnais sur le dos très jeune pour les habituer. On les apprend à tirer en leur mettant un biscuit devant.»
Manon Lefebvre participera à un championnat mondial de chiens de traîneaux
Du 16 au 25 janvier 2009, la Latuquoise Manon Lefebvre prendra part à un championnat mondial de chiens de traîneaux qui se tiendra dans la région de Québec, le Championnat du monde de l'International federation of sleddog sports (IFSS) 2009 de la rivière Daaquam, où plus de 400 équipes sont attendues et plus de 2500 chiens.
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