Les motivations de mon engagement

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André D. Beaudoin.

Une de mes motivations à faire le saut en politique repose sur le fait que les Québécoises et les Québécois ont besoin plus que jamais de reprendre confiance en leurs élus, leurs politiques et leurs institutions. Ma volonté de contribuer à combattre le cynisme actuel est certainement une motivation importante, voire même déterminante.

La population du Québec ne peut pas avoir voté pour le Bloc Québécois pendant autant d’années, et puis pour le NPD à la dernière élection fédérale canadienne, sans que cela ait une signification profonde. Les citoyens du Québec ne voient pas dans le Canada actuel le ferment nécessaire à leur développement, encore moins à leur épanouissement. Les gouvernements successifs de l’État fédéral ont boudé systématiquement les volontés légitimes de la nation québécoise et le gouvernement actuel n’y fait certes pas exception. Ne pas prendre en compte cette réalité est, à mon point de vue, une erreur historique alimentant un cynisme, qui par ailleurs, a bien d’autres stimuli, notamment sur la scène provinciale.

L’État fédéral sculpte présentement un Canada correspondant à des valeurs qui ne sont pas les nôtres. Des valeurs qui ne sont pas partagées par la très grande majorité de la population du Québec. Un Canada dans lequel le Québec sera une petite figurine, tout à fait semblable à toutes les autres provinces. La souveraineté m’apparaît la seule avenue pouvant permettre au Québec de demeurer une réalité culturelle de langue française pour l’Amérique du Nord tout entière. On ne pourra éternellement se contenter d’être une société distincte, il faudra bien un jour être une nation indépendante qui s’assume.

Pour y parvenir, il est impératif d’apprendre à se gouverner en fonction de nos aspirations profondes. La gouvernance souverainiste est en ce sens, une nécessité absolue pour continuer de bâtir le pays. Gilles Vigneault dit dans l’une de ses dernières chansons quelque chose du genre « Vivre debout, c’est en perdant cela que les peuples se

meurent ». Je crois que madame Marois nous indique la marche à suivre pour se tenir debout. Je tiens à saluer d’ailleurs son courage, sa ténacité et sa sagesse.

Une autre de mes motivations est, sans contredit, de poursuivre mon engagement dans le domaine de l’agriculture. Inutile de dire que plusieurs problèmes ont un besoin pressant de solutions structurantes et innovatrices. Actuellement, le Québec investit deux fois moins dans le secteur de la transformation que l’Ontario, nos programmes de sécurité du revenu sont mis à mal par des politiques inefficaces. J’entends non seulement défendre la gestion de l’offre, mais en faire la promotion comme étant un outil moderne et nécessaire au développement de l’agriculture du Québec, du Canada et ailleurs dans le monde.

La mise en œuvre du Programme du Parti Québécois en matière agricole permettra de jeter les bases d’une agriculture plurielle et présente dans toutes les régions du Québec. Pour ce faire, il faudra entre autres, développer une nouvelle génération de programmes de mutualisation des risques.

Le Québec agricole ne serait pas l’ombre de ce qu’il est si le Mouvement Desjardins, nos grandes coopératives, nos outils collectifs et le syndicalisme agricole n’avaient pas vu le jour. L’agriculture du Québec a besoin d’un nouveau mode d’action de type PCP; un mode public, collectif, privé. Chacun des acteurs de chacune des filières agroalimentaires se soutenant mutuellement et raisonnablement pour offrir ce qu’il y a de meilleur aux consommateurs du Québec.

Il est déplorable d’observer que seulement le tiers des aliments consommés par les ménages québécois proviennent de notre agriculture. Du temps du Parti Québécois, le panier d’épicerie était rempli aux deux tiers par les aliments du Québec. Il faut que l’agriculture du Québec, nous puissions en manger, qu’on la voit dans notre soupe, dans nos assiettes. Il faut une véritable politique de souveraineté alimentaire pour le Québec.

Je ne peux terminer sans vous dire à quel point je suis honoré d’être candidat du Parti Québécois dans le comté Laviolette, un comté qui a de la personnalité, qui a vu grandir Félix Leclerc, le docteur Gaétan Barrette, le patineur de vitesse Éric Bédard, l’environnementaliste Steven Guilbault et combien d’autres.

Ces gens ont une chose en commun, ils ont montré que pour être à la hauteur, il faut être à sa pleine grandeur. J’entends m’inspirer de cette manière d’être.

André D. Beaudoin

Organisations: Bloc Québécois, Parti Québécois, Mouvement Desjardins

Lieux géographiques: Québec, Canada, Amérique du Nord Ontario

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