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Pour et par les Latuquois

Alain Gignac a fait vibrer la foule quand il a interprété sa « Chanson sur La Tuque ». Photo Véronique Milette

Alain Gignac a fait vibrer la foule quand il a interprété sa « Chanson sur La Tuque ».

Pierre-Louis Paquin
Publié le 25 Mars 2011
Publié le 25 Mars 2011
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Critique du spectacle d’ouverture

Le spectacle d’ouverture a été conçu par des gens d’ici. Contrairement au 400e de Québec, les Latuquois n’ont pas eu besoin de Grégory Charles pour animer la soirée, Daniel Bourassa avait le talent pour le faire. La plus grande faiblesse du spectacle : c’était beaucoup trop long pour la nécessité.

Sujets :
école Centrale , La Tuque , Plage du Lac St-Louis

C’est fait, le compte à rebours est terminé, le comité du centenaire a finalement accouché du spectacle d’ouverture.

Comme ce fût le cas dans les villes qui ont précédé La Tuque dans leur célébration, ce n’est pas de cette soirée qu’on se rappellera au terme des festivités. Par contre, c’est une belle occasion de revisiter les 100 ans d’histoire de la ville sur une note légère.

Le spectacle était prévu pour une durée de 2h30 avec entracte initialement, c’est finalement un peu plus de 3h de divertissement qui attend les convives au spectacle d’ouverture. On aurait pu couper et on aurait dû couper dans la longueur de plusieurs numéros.

Tour à tour, des performances artistiques succèdent à des pages de l’histoire latuquoise vues par des animateurs qui tiennent le rôle d’une famille typique, ou par Daniel Bourassa qui à la manière d’un « Ti-Guy Beaudoin » relate l’actualité décennie après décennie.

La metteure en scène professionnelle, Hélène Dion a eu la bonne idée d’ajouter des vidéos de vraies familles qui témoignent de leur petite histoire dans la grande histoire de la ville, ce sont les moments les plus touchants de la soirée.

Certains numéros sont incontournables, Ginette Ferron interprète sa populaire chanson sur la plage du Lac St-Louis, Alain Gignac démontre encore son immense talent, Sakay Ottawa rend hommage aux bâtisseurs dans la langue de ses ancêtres, Jean-François Caron utilise sa plume pour dévoiler sa philosophie latuquoise et les élèves de l’école Centrale nous réservent un numéro tout simplement génial en fermeture de rideau.

Cela dit, comme toutes les premières, le spectacle ne peut que s’améliorer au fil des représentations : les blancs de mémoire des comédiens seront certainement moins nombreux et la nervosité de quelques artistes néophytes va sans doute laisser place à une belle assurance.

Au bout du compte, c’était beaucoup plus agréable de regarder le spectacle d’ouverture qu’un match de hockey Canadiens-Boston.

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