D’une grande générosité avec son public comme avec les deux musiciens qui l’accompagnent, Éric Lagacé et Jim Doxas, Oliver Jones n’a pas ménagé les commentaires, anecdotes et a fait rire le public à quelques reprises.
Généreux, parce qu’il a offert plusieurs grandes pièces du répertoire jazz et a demandé au public de fournir ses demandes spéciales pour alimenter la deuxième partie du spectacle. On pouvait faire à peu près n’importe quelle requête. « Ne me demandez pas du country ou du hip hop », a-t-il toutefois laissé tomber, avant de déclencher un rire général.
Au pays de Félix-Leclerc, il a interprété sa version de la célèbre chanson Bozo, on l’a aussi entendu produire, entre autres, Boogie-woogie, Georgia et des chansons plus douces, dont What a wonderful world de Louis Armstrong.
Il a dit souhaiter que les gens qui n’étaient pas familiers avec la musique jazz aient pu faire d’agréables découvertes. On l’a même entendu chanter à la fin du spectacle, à la demande des spectateurs, ce qui est rare, indiquait-on.
La Tuque était la dernière destination de la tournée du musicien de 75 ans, pour 2009. M. Jones, qui avait annoncé sa retraite en 2000 pour ensuite sa raviser, voulait faire une quinzaine de concerts par année. Ce n’est pas ça. Il produit encore une soixantaine de spectacles, six mois par année avec ses deux musiciens qu’il prend plaisir à taquiner sur scène. Il possède cette passion pour ce style musical depuis qu’il a cinq ans, notamment avec Oscar Peterson, qui a été son idole et grand ami.
Oliver Jones parraine l’organisme Vision mondiale, destiné à venir en aide aux enfants qui vivent dans des pays en voie de développement. Des représentants de l’organisme étaient dans la salle Hydro-Québec du Complexe culturel afin d’expliquer le programme et Oliver Jones était heureux d’annoncer que trois couples de La Tuque ont accepté samedi de parrainer un enfant.
Une légende du jazz se produit à La Tuque
Oliver Jones en spectacle du Complexe culturel
Oliver Jones, le réputé pianiste de jazz, a rendu visite aux latuquois samedi dans le cadre de sa tournée One more time. Un spectacle qu’on aurait presque cru intime, n’eut été le fait que la salle, montée en gradins, était assez remplie.
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