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Guerre aux algues bleu-vert

Guerre aux algues bleu-vert

Guerre aux algues bleu-vert

Marie-Ève Veillette
Publié le 11 Juillet 2008
Publié le 25 Janvier 2010
Marie-Ève Veillette

La municipalité de Lac-Édouard a entrepris de sensibiliser ses citoyens, et plus particulièrement les riverains, à la problématique des algues bleu-vert (cyanobactéries).

Sujets :
Parcs , MDDEP , Lac-Édouard

Elle a reçu, du ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (MDDEP), des documents concernant les usages permis et non permis sur les terrains, de même que de l’information concernant la protection des bandes riveraines.

Dans ces documents, le ministère rappelle qu’il est strictement interdit d’aménager une plage ou de remblayer les rives ou le littoral des lacs et des cours d’eau. De même, on ne peut déboiser jusqu’au littoral ou gazonner; construire un quai de béton; aménager une voie carrossable pour la mise à l’eau d’un bateau; creuser, canaliser ou modifier le tracé d’un cours d’eau; construire des barrages ou des digues; prélever du gravier; et aménager une rampe de mise à l’eau.

Le document fournit par ailleurs des directives concernant la coupe des arbres dans les bandes riveraines. Ainsi, la coupe nécessaire à l’aménagement d’une ouverture de cinq mètres de largeur donnant accès au plan d’eau est autorisée lorsque la pente de la rive est inférieure à 30%. De même, l’élagage et l’émondage nécessaires à l’aménagement d’une fenêtre de cinq mètres de largeur (lorsque la pente de la rive est supérieure à 30%) sont permis, tout comme l’aménagement d’un sentier ou d’un escalier donnant accès au plan d’eau.

Le Ministère invite également les gens à laisser le plus de végétation naturelle possible. Si le terrain est déboisé, il recommande de planter des arbres ou des arbustes, mais d’éviter la pelouse, les engrais chimiques, les composts ou les pesticides.

Agronome de formation, le maire de Lac-Édouard, Larry Bernier, invite la population à respecter les règles émises. «C’est essentiel si l’on veut éviter que des cyanobactéries se développent dans nos plans d’eau. Le non-respect des règlements entraîne le vieillissement prématuré des lacs (eutrophisation). Les principales conséquences sont un développement excessif d’algues et une dégradation de la qualité de l’eau», rappelle-t-il.

Ce vieillissement prématuré entraîne aussi des risques pour la santé humaine et une diminution de la valeur marchande des propriétés. «Nous devons travailler tous ensemble afin de protéger ce patrimoine naturel que sont nos lacs et nos forêts. Ce legs de nos ancêtres, il faut le transmettre à nos enfants et petits-enfants le plus intact possible», conclut le maire.

Pour en savoir plus: http://www.banderiveraine.com/index.php?id=68.

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