La mission de la SAMBBA est d’organiser, dans une perspective de développement durable, la gestion intégrée de l’eau du bassin versant de la Batiscan.
Pour rempli cette mission, la SAMBBA s’est vu confier plusieurs mandats par le MDDEP (ministère du Développement Durable, de l’Environnement et des Parcs) : élaborer le Plan directeur de l’eau (PDE) en informant et en faisant participer la population; faire signer ou réaliser des contrats de bassin; suivre la mise en œuvre des contrats de bassin; mettre à jour le PDE; informer de manière continue les acteurs de l’eau et la population du bassin versant; et participer à la réalisation du plan de gestion intégrée du Saint-Laurent.
C’est pour remplir une partie de ses mandats que la SAMBBA s’est associée à la SADC du Haut-St-Maurice et à ADELE. Le projet mis sur pied pour l’été 2007 comporte deux volets.
« Le premier volet, sous la direction de Manon Côté de la SADC du Haut-St-Maurice, est issu du programme Connexion Compétences de Service Canada et emploiera 5 jeunes qui ont quitté l’école et qui sont sans emploi, explique le maire de Lac-Édouard, Larry Bernier. Ce groupe, sous la responsabilité de Dany Roy, coordonnateur, accomplira diverses tâches à Lac-Édouard en relation avec la qualité de notre écosystème aquatique et des terres qui le bordent. »
« Un groupe de 3 biologistes et géographes verra à la réalisation du mandat rattaché au deuxième volet, poursuit M. Bernier, également président de la SAMBBA et d'ADELE. La caractérisation de l’eau du lac Édouard et de ses berges constituera leur principale tâche. En cette époque où les cyanobactéries envahissent des dizaines pour ne pas dire des centaines de lacs québécois, ADELE et la SAMBBA veulent prendre les devants et prévenir ce qui serait une catastrophe, non pas seulement pour notre lac, mais pour nous tous et nos enfants. »
« Un lac pollué par les phosphates provenant d’installations septiques non conformes aux normes environnementales, du déboisement des bandes riveraines ou d'autres pratiques répréhensibles entraînent rapidement la dégradation de la qualité de vie de tous les riverains, explique M. Bernier par voie de communiqué. Une eau toxique qui a été contaminée par les algues bleues signifie deux choses : on ne peut plus l’utiliser (plus de baignade, plus de sports nautiques, plus d’eau pour la lessive ou pour l’hygiène corporelle, dégradation du paysage lacustre, etc.) ainsi que la chute drastique de la valeur de toutes les propriétés. »
Une mobilisation autour du lac Édouard
Lors de l'assemblée de l'agglomération de La Tuque le 16 juillet dernier, le maire de Lac-Édouard, Larry Bernier, a fait part d'un projet afin de prévenir les cyanobactéries au lac Édouard. Ce projet est mis de l'avant en collaboration avec la SAMBBA (Société d'Aménagement et de Mise en valeur du Bassin de la Batiscan), l'ADELE (Association du développement écologique du lac Édouard) et la SADC (Société d'aide au développement des collectivités).
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