Tour à tour, Luc Trudel (Saint-Maurice), Patrick Lahaie (Maskinongé), André Beaudoin (Laviolette), Gilles Mayrand (Nicolet-Bécancour), Djemila Benhabib (Trois-Rivières) et Noëlla Champagne (Champlain) ont fait état du constat de ce qu’ils ont vu sur le terrain au cours des quatre dernières semaines.
Le ton était quelquefois à la camaraderie entre deux interventions mais la doyenne du groupe, la seule députée sortante, a sans doute eu les mots les plus prudents derrière cet écran d’optimisme. «C’est la fin de semaine la plus importante qui s’en vient, a expliqué Noëlla Champagne. C’est celle où il faut attacher les derniers fils.»
Les six candidats du Parti Québécois s’entendaient sur le fait que la souveraineté du Québec, l’article no 1 de leur formation, n’avait pas été un sujet souvent abordé par les électeurs durant la campagne. «J’ai parlé de souveraineté alimentaire, d’indépendance énergétique mais aussi de souveraineté. C’est certain que ce n’est pas la préoccupation no 1 des citoyens mais c’est au cœur de notre démarche», a souligné André Beaudoin.
Pour la candidate dans Champlain, un gouvernement du Parti Québécois devra prioritairement veiller à ce que les citoyens retrouvent confiance en leurs élus. Après, il pourra travailler sur son option souverainiste.
Une opinion partagée par Luc Trudel qui adhère à la stratégie de Pauline Marois de préparer le pays puis de terminer par un référendum alors qu’historiquement, le Parti Québécois a toujours prôné l’inverse.
Sur une possible division du vote défavorable au PQ le 4 septembre, avec la présence de deux autres formations souverainistes déclarées comme Option Nationale et Québec Solidaire, Luc Trudel avoue que la crainte existe mais qu’il fait confiance au bon jugement des électeurs.
Gilles Mayrand, candidat dans Nicolet-Bécancour et adversaire de Jean-Martin Aussant, député sortant du comté et chef d’Option Nationale, a d’ailleurs déploré cette division du vote qui ultimement, affaiblit le mouvement souverainiste.

