«On se dirige vers l’étape de réalisation, lance fièrement le chargé de projet Michel Garceau. Quatre ministères sont impliqués dans le projet, (le ministère des Affaires municipales, des Resources naturelles et de la Faune, dont les volets terres et forêts, le ministère des Transports et celui de l’environnement). Le plan provisoire a été déposé et il ne reste que l’aval du MTQ. On devrait recevoir la réponse d’ici un mois. C’est un dossier qui prend du temps, mais il est très évolutif.»
Le Parc des Trois-Sœurs devrait détenir une superficie de 39,1 km carrés, ce qui est bien au-delà de ce qu’avait M. Garceau en tête dès le départ. «La rive ouest sera le terrain de jeu : des maisons dans les arbres, des sentiers pédestres, de l’hébergement haut de gamme puisque le privé est intéressé à investir. Il est même question de l’hébergement en caverne. Bien sûr, la passerelle piétonnière de 140 mètres est toujours projetée. Il est même question d’un tunnel piétonnier sous la route 155. C’est pourquoi nous n’avons pas reçu l’aval du MTQ quant à la sécurité. Il existe des normes très strictes. On veut innover dans toutes nos actions. Par exemple, il est question d’un mur végétal au pavillon d’accueil. Nous voulons faire voir nos préoccupations environnementales et il y aura beaucoup d’éducation. Par exemple, des informations sur la morphologie du territoire, sur les arbres, etc. Le parc sera une vraie locomotive de développement.»
Les phases
La phase 1 du Parc des Trois-Sœurs, sera bien entendu sa construction avec les accès et les infrastructures, et il se meublera petit à petit. «La firme Génivar va déposer son plan sur combien coûtera les accès, pour sa fluidité et la sécurité. Avec l’ampleur du projet, c’est un travail où tous les acteurs impliqués ont des objectifs communs. Nous avons tenu les organismes au courant du financement, puisque c’est le nerf de la guerre. Selon les évaluations, il y aurait 6 M$ en investissement pour les infrastructures. Nous sommes en train de finaliser tout ce qui est honoraire professionnel (600 000$). Le parc sera construit par une mise de fonds du milieu et des subventions du provincial et du fédéral. Mais tous les intervenants sont d’accord pour dire que c’est un projet majeur et important. Le parc se construira peu à peu, et on estime qu’il pourrait y avoir 9,5 M$ d’investi en trois ans. Notre objectif est de ne pas retourner à la Ville pour le budget de fonctionnement. Pour rejoindre ce but, tous les partenaires sont d’accord pour que l’on vise une clientèle internationale.»
Lors de sa construction, le parc devrait créer 40 emplois, 20 emplois lors de son opération, et une quarantaine d’emplois pour l’hébergement. «Sacacomie a créé 165 emplois, et quand je dis le chiffre de 40 emplois pour le parc, je suis très conservateur, ajoute M. Garceau. On s’attend à recevoir 50 000 visiteurs après trois ans. Ça sera un nouvel élément de fierté pour le milieu. »
Il est possible d’avoir de l’information en consultant le site Web www.parctroissoeurs.org.

