C'est vendredi 7 août dernier, à 6 h 15 qu'il arrive en Haute-Mauricie, heureux de son périple de 50 jours. "4 000 km, ça se fait bien", résume Karl Braun. On est porté à le croire, puisqu'il ne trahit aucune trace de fatigue d'un tel voyage, pourtant très exigeant au niveau physique, surtout si on ne fait pas de vélo de façon régulière. Il faut être en bonne forme et… ne pas avoir peur de relever des défis !
Le vélo de Karl Braun, une machine inclinée, rouge, avec pare-brise, à laquelle il a greffé une petite remorque pour traîner son (léger) matériel de voyage, semble un engin fait pour la légèreté. Et pour les grands voyages. À preuve: aucun pépin technique n'est venu assombrir le voyage de Karl Braun, à part une crevaison, lorsqu'il est arrivé au Québec.
Tout au long de son voyage, il a dormi dans une tente, dans des sites de camping qui se présentaient à lui :"Je n'avais pas à les chercher".
Volubile, le cycliste ne jure que pas son moyen de transport. Et par la beauté des paysages qu'il a vus tout au long de son parcours, lui qui roulait à une moyenne de 20 km/h, dépendamment des conditions. On a le temps de voir les paysages. "Je n'ai pas vu beaucoup d'animaux sauvages, à part un ours et quelques aigles en Ontario", a-t-il noté.
Quelle province est la plus belle parmi celles qu'il a visitées ? "Difficile à dire, les Prairies sont à ciel ouvert, l'Ontario est une grande province, le lac Supérieur est magnifique, mais c'est au Québec que j'ai aimé arriver". Il a remarqué que sa province natale est probablement celle qui en fait le plus pour les amateurs de vélo: "La route 155 a été adoucie, c'est ma préférée, peut-être à cause des souvenirs d'enfance que j'y retrouve".
M. Braun a encore de la famille dans la région, sa mère habite La Croche et quelques oncles, tantes, cousins vivent à La Tuque. Voilà pourquoi il tenait à se rendre en Haute-Mauricie, une région qu'il ne visite "pas assez souvent".
Philosophe, il évoque qu'un tel voyage, réalisé seul, permet d'apprendre à mieux se connaître davantage et à ouvrir son esprit. Il a tellement aimé l'expérience qu'il parle des phases 2 et 3 de ce voyage, qu'il pourrait accomplir avec son épouse, également une grande adepte de sport. La phase 2 consiste en un périple de 2 000 km le menant jusqu'à l'Ile de Vancouver et l'autre se ferait dans les Maritimes. Il aimerait aussi faire un circuit routier entre La Tuque, Québec et le Lac-St-Jean. Si vous voulez suivre les détails de son parcours, rendez-vous sur le site www.crazyguyonabike.com/doc/latuque2009
Un rêve de 4 000 km de Cold Lake à La Tuque
Karl Braun accomplit un périple en vélo jusque dans la Haute-Mauricie
Militaire retraité originaire de La Tuque, Karl Braun, avait une idée en tête depuis qu'il était adolescent. Et c'est à 55 ans qu'il a réalisé son rêve : traverser le Canada, de Cold Lake, en Alberta, où il réside, jusqu'à La Tuque.
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