«La voie de contournement a été construite à Val d’Or pour rétablir l’impact industriel, explique M. Trahan. Bien entendu, c’était pour éloigner le trafic lourd du centre urbain, et pour développer notre parc industriel.» À l’époque, la route Transcanadienne 117 passait à Val d’Or, alors la municipalité a pu obtenir une subvention du fédéral en plus du provincial. Depuis, quatre carrefours giratoires ont été construits. «Nous avons pu donner au parc un accès de qualité et régler les problèmes de circulation urbaine», ajoute le maire de Val-d'Or.
Et comment M. Trahan évalue-t-il l’impact économique de la voie de contournement, et il existe-t-il des similitudes avec La Tuque? «C’est difficile à évaluer, mais on s’en serait plus ressenti si on avait été près de Montréal où l’autoroute traverse 25 villages. Val-d'Or, c’est la porte d’entrée de l’Abitibi, si quelqu’un sur la route a besoin de manger et d’essence, il arrêtera. Et c’est la même chose pour La Tuque qui a un avantage avec sa situation géographique. Ça va aider le développement de votre ville. Les voies de contournement ne sont pas là pour nuire aux villes, elles sont là pour contribuer au développement et pour améliorer la sécurité. N’oublions pas que les camions défont les infrastructures urbaines.»
M. Trahan lance un message aux commerçants qui pourraient être inquiets. «Il faut quand même évoluer!»

