Le directeur général de la Société d'aide au développement des collectivités (SADC) du Haut-St-Maurice, Marco Lethiecq, est convaincu que le milieu doit mettre l'emphase sur le développement manufacturier relié au bois et au développement touristique pour une reprise économique. «Le train est parti en 2007 avec le plan quinquennal de la planification stratégique. Les axes sont définis, alors le conseil d'agglomération devra être mis au parfum. Il faut développer les PME manufacturières reliées au bois et le tourisme, notamment le domaine des véhicules hors route (VHR) et l'écotourisme. C'est certain qu'un appui politique du maire contribue à mener à terme les projets de façon plus rapide. Par exemple, il y a eu un impact dans le dossier du nouvel amphithéâtre de Québec lorsque le maire Labaume a fait pression. »
«Chose certaine, le balisage de la rivière St-Maurice se fera et la marina s'en vient. Nous savons maintenant que les rapides Mattawin et Manigances seront franchissables, et l'étude batimétrique se finalise afin de déterminer le chenail. Une étude récréotouristique a aussi été amorcée afin de savoir où sera la marina et combien elle peut coûter. Maximum en 2011, les bateaux pourront monter à La Tuque, il reste seulement à voir quelle grosseur de bateaux.», ajoute M. Lethiecq.
«Un autre gros projet important: le sentier de motoneige de Lac-Édouard à l'Étape dans le parc des Laurentides. L'ouverture de ce nouveau sentier permettra de recevoir la clientèle de Québec. Le sentier sera finalisé cette année. On aura sûrement besoin de plus d'hébergement à Lac-Édouard.»
Mais pourquoi ne pas avoir vu aboutir des projets de développement lors de la dernière année? «Nos moteurs économiques sont Smurfit-stone et AbitibiBowater et les deux sont sur le bord d'une faillite. Quel autre promoteur privé pouvait mener à terme un projet de diversification? La liquidité et la ressource sont là, mais qui prend le projet? À La Tuque, c'est plutôt une culture de salariés que d'entrepreneurs», ajoute M. Lethiecq.
Pour la directrice de la Chambre de commerce Hélène Langlais, la priorité sera la revitalisation du centre-ville. «L'ancien conseil voulait développer le centre-ville, alors j'imagine que le nouveau conseil ira en ce sens. On doit mettre nos énergies pour améliorer le centre-ville dans plusieurs domaines: les vitrines, les bâtiments orphelins et apporter de nouveaux créneaux. La Chambre se donne un mandat de terrain pour la prochaine année. Personne n'est allé voir les commerçants quant à l'harmonisation des heures d'ouverture. Nous voulons voir avec eux les solutions. Mais on doit d'abord s'occuper des commerçants en place, puis développer de nouveaux créneaux. Le monde attire le monde. Il faut vendre la qualité de vie exceptionnelle de La Tuque
Danielle RémillardLa directrice du CLD abonde dans le même sens. «Le Haut-St-Maurice est au cœur de tous les sentiers de VHR au Québec. Il y a beaucoup d'argent de disponible. Nous sommes prêts à injecter des sommes, mais comme ça touche à toutes les régions, on ne désire pas être la seule région à participer. En 2010, un nouveau fonds de diversification des entreprises sera disponible ce qui aidera nos efforts pour se diversifier.»

