On croit que le spectacle débute sur les chapeaux de roues avec un numéro d’épingles avalées en quantité suffisante pour fournir une usine de couture puis recrachées, enfilées sur une soie dentaire! Erreur! Ce n’est que pour s’assurer de notre attention.
Les numéros se suivent dans une escalade de surprenants événements et nous mènent éberlués à la fin de ce spectacle, tout surpris que ce soit déjà fini.
Avec humour, il nous conduit dans les méandres de l’illusion, il nous confond grâce sa faculté de lire dans les pensées, de l’influencer selon son bon vouloir, de provoquer la transmission de pensée, poussant jusqu’à l’extrême sa prémonition qui peut même s’apparenter à l’art divinatoire.
On reconnait l’artiste à son spectacle bien rodé où les temps morts sont inexistants et dans lequel il nous entraine de surprise en étonnement, de stupéfaction en ahurissement.
Les gens qui montent sur scène en redescendent encore plus confondus. Il laisse, ça et là des traces bien tangibles, comme cette lettre écrite avant le spectacle, bien installée dans une bouteille suspendue en haute de la scène et qui, dans sa conclusion, nomme le nom des six personnes prises pour ce numéro.
Bien sûr vous direz que l’assistante…que le petit micro…qu’avec la technologie moderne…On se doute bien qu’il y a un truc, mais bien malin qui sait le comprendre. Le public est subjugué et il aime ça. Somme toute, un spectacle qui gagne à être vu, mais surtout à être vécu.

