Plusieurs kiosques et plateaux d’activités étaient à la disposition des participants. Même si ceux-ci n’étaient pas très nombreux en raison des incertitudes de la météo, un flot incessant de nouveaux visiteurs a circulé sur le site. Parmi les kiosques présents, la Maison de Jeunes assurait la partie casse-croute juste à côté du Graff sur casquettes et du body painting qui a définitivement été celui le plus achalandé. Il faut dire que même si l’activité est dédiée aux 12-35 ans, la peinture sur corps attire plus d’une génération.
Le plateau de danse Hip-Hop a suscité beaucoup d’intérêt. Les danseurs s’assurant de conserver l’intérêt du public avec plusieurs chorégraphies improvisés. Plus d’un se sont empressés de participer à l’atelier d’arts martiaux. Une bonne façon d’acquérir des notions d’auto-défense tout en s’amusant. Les amateurs d’arts visuels, quant à eux, avaient la chance de voir plusieurs graffitis réalisés sur des panneaux de grande dimension. Afin d’assurer la tenue de l’événement en raison des aléas de dame nature, la décision de déplacer le spectacle de la soirée à l’École Centrale a été prise tôt en après-midi. D’ailleurs, l’atelier de hair tatoo s’y est déroulé tout au long de journée.
Le spectacle présenté en soirée était attendu par plusieurs. En plus des nombreux artistes qui ont performés sur scène, le groupe Taktika assurait la tête d’affiche. Un rendez-vous que les amateurs de Hip-hop ne pouvaient manquer.
L’idée du mouvement Blitz Urbain a germé dans la tête de Dany Carpentier, président du conseil d’administration de Jeunesse Hip-Hop Mauricie. Sous sa gouverne, Kim Bergeron coordonne les événements Blitz Urbain pour la région. « Notre mission est de mobiliser les jeunes, de leur donner un projet, de s’impliquer. D’ailleurs, le comité organisateur de La Tuque a vraiment bien travaillé. Le Blitz Urbain est à l’image de chaque municipalité, et en plus ça donne place aux artistes locaux, souligne la coordonatrice. Notre objectif est que ce soit repris par la communauté. Ça s’en vient, d’ailleurs ils en sont rendus là à Louiseville. Et s’il faut passer plus de temps à La Tuque, on va le faire. »
Luc Chouinard, un membre du comité latuquois qui en était à sa première expérience du genre, a résumé l’événement en peu de mots « Je trouve ça vraiment intéressant. Mais il faudrait qu’il y ait plus de participation ». Il faut dire que si le soleil avait été au rendez-vous, l’histoire aurait été bien différente. Mais ce n’est que partie remise.

