Personnalisez votre journal

Le gouvernement est-il sportif ?

Martin Sylvestre-chronique
Publié le 9 Novembre 2008
Publié le 25 Janvier 2010
Martin Sylvestre-chronique

Nous y voilà, Jean Charest a plongé le Québec en campagne électorale à l’aube du temps des fêtes. Un pari calculé si l’on en croit les sondages en faveur du Parti libéral du Québec. Malgré tout, même si la majorité des Québécois étaient contre cette décision d’aller aux urnes le 8 décembre, elle permettra à tout le moins de choisir celui qui dirigera les rennes de la province en pleine crise économique mondiale.

Pour ma part, je crois que dans cette campagne l’enjeu économique ne doit pas être le seul à être débattu sur la place publique. Au cours des dernières années, les sportifs, plus précisément ceux de la relève, ont été trop souvent ignorés par les gouvernements en place. Alors que les artistes crient haut et fort sur toutes les tribunes en raison des coupures dans leur domaine, les intervenants du monde du sport vivent avec cette réalité depuis de nombreuses années. Ce n’est que tout récemment qu’on saupoudre quelques dollars dans le sport en espérant que nos athlètes fassent belle figure lors de compétitions internationales comme les Jeux olympiques.

Pourtant, le sport apporte bien plus que des médailles. Ce que les dirigeants devraient comprendre, c’est que l’activité sportive devrait faire partie des fondements de notre société. À cet effet, les avantages sont plus que nombreux. Juste la semaine dernière, l’urgence du Centre hospitalier régional de Trois-Rivières (CHRTR) a, encore une fois, dépassé sa capacité d’accueil. Je veux bien croire que la population vieillit et que cette donnée engendre un surplus de travail dans le milieu hospitalier. Toutefois, celle-ci n’est pas la seule responsable. Une grande partie de la population n’est pas en forme ce qui n’aide certainement pas à combattre certaines maladies. Aussi, de plus en plus de jeunes souffrent d’obésité et ça, c’est aberrant! Il faut renverser cette tendance et pour y parvenir le gouvernement doit S’IMPLIQUER et pas seulement lorsque le sport fait la manchette de façon négative comme dans le cas de la Ligue de hockey junior majeur du Québec le printemps dernier.

On doit revenir à la base et ramener l’éducation physique dans nos écoles. C’est complètement inconcevable qu’un jeune débordant d’énergie ne puisse pas l’extérioriser plus de quelques heures par semaine. En donnant une nouvelle tangente, le prochain gouvernement pourrait s’assurer que les générations futures soient plus en santé, plus longtemps, et donc moins présentes dans les salles d’attentes de nos hôpitaux.

Certes, toute cette entreprise ne se fera pas en claquant des doigts. Il s’agit d’un travail de longue haleine. Depuis trop longtemps les gouvernements ont laissé le milieu sportif à l’abandon sans jamais lui donner le soutien auquel il avait droit. Voici le temps de faire amende honorable en investissant dans l’avenir, et surtout en prenant soin de la santé de la population québécoise dès son plus jeune âge.

Pour que l’on puisse atteindre cet objectif, tous doivent mettre l’épaule à la roue et principalement les parents. Moi-même, je fais partie de la génération Nintendo. Heureusement, ma mère et mon père m’interdisaient de passer d’innombrables heures consécutives devant un écran. Je devais aller me défouler à l’extérieur où j’ai appris à maîtriser quelques feintes qui sont malheureusement disparues avec les années.

L’avenir est-il plus prometteur pour la relève sportive qui voit évoluer quelques-uns des plus grands athlètes de notre époque tels Michael Phelps, Sydney Crosby et Lebron James. Je l’espère! Madame Marois ainsi que messieurs Charest et Dumont, il n’en tient qu’à vous de faire les premiers pas!

Écrire un commentaire

Écrire un commentaire

L'Écho de La Tuque n'est pas responsable des commentaires ci-dessous. Veuillez par contre, rester poli et respecter le sujet de la discussion. Si vous êtes membre, connectez-vous.

(Nous gardons les courriels privés)
Accord

Nous prions les internautes de rester polis. Il est interdit de soumettre du contenu discriminatoire, insultant ou inapproprié, qui pourrait être retiré du site à notre discrétion. Nous ne sommes pas responsables des opinions ou du contenu soumis par les internautes. L'utilisation de ce site ainsi que la propriété du contenu qui est soumis sont régies par nos Conditions générales d'utilisation et notre Politique de confidentialité.

Les organismes membres doivent promouvoir des activités légales et à but non-lucratif. Tout organisme ou organisation faisant la promotion d'activités illégales ou de services / produits commerciaux sera retirée du site.

J'accepte ces conditions.

Entrez le code suivant

Écrire les caractères ci-dessus dans la boîte