Il y a des lunes que des noms comme Guylaine St-Louis et Ann Shallow sont associés au monde du théâtre, mais surtout de l’improvisation, à La Tuque. Cette année, elles ont plongé et écrit elles-mêmes la pièce de théâtre estival qui raconte l’histoire d’une bande de religieuses plutôt rock and roll qui vivent au Couvent des Sœurs Repentantes. Un évadé de prison se réfugie au couvent pour échapper à la police; le couvent est en difficultés financières et va peut-être fermer. Les Sœurs ont toutes les solutions aux problèmes, même si cela ne fait pas plaisir à la Mère Supérieure. Tant pis ! Ça fait bien rigoler la salle !
Les textes sont bien écrits et font appel à de talentueux jeux de mots. Il y a certes un ou deux passages moins catholiques où on serait presque tenté de boucher les oreilles des enfants, mais ceux-ci peuvent y assister sans crainte, ils en comprennent juste assez pour que ça soit divertissant pour eux. D’ailleurs, quelques enfants étaient dans la salle lors de l’avant-première et ont bien appréciée les gags entendus.
Les personnages sont caricaturaux sans être irréalistes, la technique est bien rodée et le jeu est fluide, grâce à l’apport de Lise Patry, metteure en scène, qu’on a aussi vue à maintes reprises sur les planches à La Tuque ces dernières années. Celle-ci a orchestré le jeu des comédiens de façon à ce que les entrées et sorties de scène de fassent rapidement pour éviter les temps morts.
La pièce est présentée tous les deux samedis à partir du 11 juillet à la salle (climatisée) la Cayute du Club latuquois.
Une production locale fort talentueuse
L’avant première de la pièce de théâtre de la troupe Maclak, J’y « croix » pas sauf que… a levé le voile sur une production locale très rafraîchissante.
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