C’est en juin 1998, le jour de son anniversaire de naissance, qu’Yvan Rodrigue eût l’idée de fonder un nouveau parti. Il dit en avoir assez des problèmes grandissants dans toutes les sphères du Gouvernement; hausses de taxes municipales, fédérales, provinciales et scolaires. Assez des promesses fausses et futiles dans le contexte économique actuel et de ces règlementations dites «no fault» où plus personne n'est responsable de ce qu'il fait! selon ses dires.
Divorcé à deux reprises et égorgé financièrement, c’est lors d’un séminaire sur la croissance personnelle en Californie qu’il a choisi de faire le saut. « Tu lis le journal et tu vois plein d’injustice sociale qui arrive tous les jours. C’est là que tu te motive à changer certaines choses. C’est un peu ça qui m’a décidé et qui m’a fait dire : Je veux faire ça!» nous a-t-il confié lors d’une rencontre mardi dernier.
Yvan Rodrigue n’aspire à rien de moins qu’à devenir le prochain premier ministre du Québec. Sera-t-il prêt pour la prochaine élection? « J’espère que oui. Le parti est maintenant officiel. J’ai recueilli 140 signatures alors que seulement 100 étaient nécessaires pour satisfaire les règles du Directeur général des élections. Je n’ai pas encore de candidat vedette mais je suis confiant que ça va venir et j’ai mon programme électoral. »
Un programme électoralParmi les faits saillants de ce programme, Yvan Rodrigue est d’avis que les municipalités soupçonnées de corruption devraient être mises sous tutelle; qu’une nouvelle loi devrait encadrer le financement des partis politiques au Québec; qu’un programme de développement industriel devrait servir le développement des régions et servir au paiement de la dette; que le rôle des commissions scolaires devrait être harmonisé avec le ministère de l’Éducation; qu’un moratoire sur les gaz de schiste devrait être instauré immédiatement et que les primes de départ devraient être abolies de la fonction publique.
« Je ne vais pas là pour que ça plaise à tout le monde. 76% des québécois ont crû Me Marc Bellemare quand il a fait allusion aux enveloppes concernant la corruption. » ajoute monsieur Rodrigue qui estime avoir l’appui de son entourage. «Ma conjointe Monique n’y croyait pas au début mais elle a finalement été ma 99e signature.» Yvan Rodrigue se dit fédéraliste maintenant et ne prône pas le statut quo contrairement au chef caquiste François Legault. « Depuis qu’on en parle, on a rien réglé. Les gens ont dit non deux fois, c’est assez » ajoute-t-il spécifiant qu’il s’est déjà impliqué au sein du Parti Québécois.
Yvan Rodrigue se met maintenant à la recherche de candidats prêts à le suivre lors de la prochaine campagne électorale. Il avoue qu’il aimerait recruter quelques candidats de prestige. « J’aimerais pouvoir compter sur des personnes comme Éric Duhaime, Me Marc Bellemare ou encore l’ex-juge Andrée Ruffo dont les idées rejoignent les miennes. » Yvan Rodrigue continue de se préparer et compte bien être prêt à l’automne si une élection générale est déclenchée même si ses implications au sein des Chevaliers de Colomb et d’une chorale à Saint-Romuald exige beaucoup de son temps.

