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Jour 3 : le blocus demeure

Blocage atikamekw opérations forestières (Photo facebook)

Blocage atikamekw opérations forestières

Patrick Vaillancourt
Publié le 28 Juin 2012
Publié le 28 Juin 2012
Patrick Vaillancourt  RSS Feed

Le CN détient une injonction, mais prône la discussion

Mercredi en fin de journée, la Nation atikamekw a eu une discussion téléphonique avec des gens du gouvernement du Québec, avec notamment le ministre responsable du Secrétariat aux Affaires autochtones, Geoffroy Kelley. Ce dernier voulait discuter avec les Atikamekws, mais en leur demandant de lever le blocus des opérations forestières. «Le blocus va rester tant que nous n’avons rien de signé avec le gouvernement. C’est inacceptable et nous voulons des garanties», commente le chef de Wemotaci, David Boivin.

Sujets :
Canadien National , CN Julie Senécal , Sûreté du Québec , Wemotaci , Clova

Depuis mercredi soir, un nouvel endroit de la route 25, au kilomètre 26, a été barré aux opérations forestières par les Atikamekws. Il s’ajoute aux autres barrages érigés au km 61 et au km 175 de la route 25, en plus de celui du km 30 de la route entre Parent et Clova.

Le Canadien National (CN) a obtenu une injonction visant à faire lever le barrage à Wemotaci pour les trains de marchandises, mais le CN préconise plutôt les discussions avec les Atikamekws. «Nous avons une injonction, mais nous discutons toujours», affirme la porte-parole du CN Julie Senécal.

«Nous avons des discussions avec le CN à savoir si nous levons ou non la barricade à Wemotaci, mais on devra consulter les membres de la communauté», ajoute le chef Boivin.

Du côté de la Sûreté du Québec, tout se passe bien et les policiers sont sur place pour voir à la sécurité. Les gens demeurent coopératifs avec le blocus, autant les villégiateurs que les camionneurs.

Dans toute cette saga, les Atikamekws sentent des appuis. «Nous avons l’appui d’autres Nations autochtones qui pourraient venir nous aider. Nous voulons des garanties du gouvernement pour avoir droit à notre forêt. Ça fait 33 ans qu’on se bat. La balle n’est pas dans notre camp, mais elle est depuis longtemps dans le camp du gouvernement, opine le chef Boivin. Les villégiateurs passent les barricades et on sent un appui. La plupart nous disent que c’était le temps qu’on se lève.»

Le blocus devrait se poursuivre au cours du week-end, «à moins d’un revirement de situation incroyable», termine le chef Boivin.

Commentaires

  • Nom de l\'usager
    Denis Houde
    - 1 Juillet 2012 à 09:14:11

    Je suis superviseur pour le transport du bois par camion remorque, et ce pour le groupe Rémabec. Jeudi dernier sur l'heure du midi, nous avons du redécharger en forêt, des camions de bois au km 26 de la route forestière 26. Aucun véhicule transportant du bois ou de la machinerie forestière ne pouvait passer les barricades. Les attikamecks peuple pacifique et coopératifs, on laisser les camions vides de leurs chargements quitter la forêt pour un retour a la maison. Pour le bien des forêts, et du respect de celles ci, il faudrait que le gouvernement fasse signe de bonne volonté en siégeant avec les dirigeants amérindiens afin d'en venir a un traité ou a une entente concluante pour le bien de tous et chacun. La ou je veux en venir, c'est qu'il y a des arbres abattus sur le parterre de coupe, non débusqués, non ébranchés, et non transportés. Sachant que ces arbres sont sujets a la surchauffe dans les essences feuillues, et qu'ils deviendront impropres a la transformation dans les usines dans un délais très court, il serait normal de laisser ces essences quitter la forêt pour y etre transformer rapidement, sachant que pour le bouleau, le merisier, un délai de plus de 2 semaines est néfaste.Je crois que le peuple amérindien comprendrait cette situation si elle leur était expliquées. Il en est de même pour les essences résineuses qui deviennent la proie des insectes qui y déposent leurs oeufs. Pensons au pin gris, victime du scieur longicorne communément appelé (barbeau) par nos parents et qui abonde a profusion de ce temps ci. Les bois ainsi affectés ne pourront être destinés en bois de sciage pour la construction. Ne vaudrait il pas mieux permettre aux camions de transporter toutes les essences abattus, afin de minimiser l'impact et les pertes de bois, sachant que plusieurs centaine de milliers de mètres cubes de bois sont en péril, et qu'il faudra abattre autant de volume de bois en forêt, pour compenser les pertes de la matière première? Cela ne regarde pas bien, pour qui veux respecter et protéger la forêt. Je sait que la coupe et l'abbatage des arbres est arrêté, mais de grâce svp je demande au dirigeants attikameck de porter respect a leurs forêts, en permettant tout au moins le transport des bois déja abattus, pour minimiser les pertes d'essences forestières en forêt, et ainsi démontrer leurs compréhension des problématiques complexes reliées au transport du bois, et ce dans des délais raisonnables. Je souhaite pour la communauté amérindienne, un règlement ou du moins une entente rapide avec nos dirigeants politique, et pour les travailleurs de la forêt, une reprise de leurs travails dans de brefs délais. Denis Houde

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