«S’ils sont d’accord, nous allons le transmettre au gouvernement du Québec pour qu’il le regarde. Ils vont probablement nous revenir avec un texte remanié que nous allons devoir étudier de notre côté, explique l’émissaire mandaté par les autochtones, Jimmy Néashit. Nous allons donner une réponse très rapidement, question de calmer le jeu».
Le projet d’entente cadre reprend en grande partie les cinq grands éléments réclamés par les Atikamekws depuis le début du conflit, en plus de demander au gouvernement d’assumer les différents frais liés à l’entente.
«C’est pour payer les équipes de travail dans différents domaine qui vont devoir se pencher là-dessus. Il y a une partie pour les frais juridiques, mais aussi pour des experts en foresterie, en hydraulique, etc.», a mentionné l’émissaire au JEQ de la Mauricie/Rive-Sud.
«Ça ne fait que 10 jours que la crise dure et ça nous a déjà occasionné des dépenses importantes qui sont assumés par les conseils. Juste les sites, il y a beaucoup de personnes à nourrir. Il y a aussi des ressources humaines qu’il faut déployer, indique M. Néashit. Ça coûte cher des événements comme ça ».
L’émissaire mandaté par les Atikamewks se dit confiant d’en arriver à une entente avec le gouvernement. «Le ton est cordial. Le dialogue est honnête, observe-t-il. Ce sera aux chefs de décider de la suite des événements. Nous, on fait le travail sur papier. Nous proposons plusieurs formules. Ensuite ils ont des rencontres avec leurs conseillers».
Rappelons que les Atikamewks souhaitent une entente semblable à la Paix des Braves signée il y a une dizaine d’années avec les Cris, alors que le Parti Québécois était au pouvoir.
Ils réclament l’accès aux ressources naturelles du Nitaskinan, la mise en place de mécanisme de redevances sur l’exploitation des ressources naturelles de leur territoire ancestral, l’établissement d’une formule de cogestion du territoire, la mise en place de mesures d’harmonisation et la création d’une relation de nation à nation.

