Rappelons que le Parc des Trois-Sœurs occupe une surface d’environ 40 kilomètres carrés sur la rive ouest de la rivière Saint-Maurice, au sud de La Tuque. Les montagnes et escarpements qui ébahissent les voyageurs qui roulent sur la route 155 Sud, à l’approche de la ville, forment une partie du territoire du parc.
Les excursions automnales durent toute une journée et sont d’un niveau de difficulté « intermédiaire ». Les responsables du projet prévoient d’ajouter des itinéraires de niveaux débutant et expert.
Les randonnées sont gratuites. L’objectif est de faire connaître le parc. « Le lendemain, les gens en parlent au bureau. C’est comme ça que la bonne nouvelle se propage » explique Michel Garceau, chargé de projet à la Corporation du Parc des Trois-Sœurs, pionnier de cette aventure et guide lors des randonnées.
Le projet tel qu’imaginé par Michel Garceau et son équipe en est à environ 60% de sa réalisation. À terme, on veut faire du site un véritable centre d’activités en forêt avec, entre autres, des sentiers pédestres, des pistes de vélo de montagne, des maisons dans les arbres et des tyroliennes (systèmes de transport par cordage et poulies). On envisage aussi la construction d’une auberge, d’un belvédère à 267 mètres au-dessus de la rivière Saint-Maurice et de refuges où passer la nuit lors de longues randonnées.
Le parc a sa page Facebook («Parc des Trois-Sœurs»).
Pour Michel Garceau, une participation enthousiaste des Latuquois est nécessaire à la viabilité du projet. « Ça prend un mouvement d’appui. Il faut faire accepter socialement ce projet-là. »
La randonnée
La randonnée proposée est une plongée dans l’automne québécois. On y découvre notamment la Faille, une fracture minérale qui suit le fil d’une trouée abrupte entre deux montagnes. Tout au fond, un ruisseau vigoureux dévale de la montagne. Les randonneurs qui ont du souffle peuvent grimper le long de la fracture et, du sommet, admirer la Faille vue d’en haut.
Un itinéraire permet de longer le pied d’une de ces hautes falaises qu’on connaît déjà pour les avoir admirées de loin, à partir de la route 155. Les responsables du parc veulent tirer profit des falaises pour développer une « via ferrata », soit un parcours d’escalade sécurisé, accessible même aux débutants. Ils collaborent actuellement avec un club d’escalade de Trois-Rivières pour déterminer le potentiel du site des Trois-Sœurs en la matière.
Autre promesse qui marque les esprits : la construction, par-dessus le Saint-Maurice, d’une passerelle permettant d’accéder au site à partir de la rive est de la rivière.
Contrairement à ce que veut la rumeur locale, le Parc des Trois-Sœurs ne tient pas son nom de trois montagnes jumelles. Il vient plutôt d’une légende locale. En 1866, trois sœurs, les sœurs Boucher, seraient mortes noyées dans les eaux du Saint-Maurice après le chavirement de leur canot.

