Sans contrat de travail depuis le mois de juin 2011, la vingtaine d’employés de la Caisse Desjardins étaient dehors. Un mémo se trouvait dans les portes indiquant que la caisse était fermée temporairement.
«Nous sommes plus actifs dans nos moyens de pression depuis ce matin, indique la présidente du syndicat, Nathalie Bordeleau. Aujourd’hui (lundi), c’est le 1er du mois. Comme il s’agit d’une journée plus achalandée, il était le temps que les membres sachent que nous sommes en pourparlers. Mais, nous rassurons la population, on n’est pas méchant. Les moyens de pression s’intensifient à titre informatif. Nous voulons informer la population et passer le message que nous avons hâte de signer une nouvelle convention collective.»
Dans leurs revendications, les employés affirmaient qu’ils ne voulaient pas plus que ce qui avait été signé dans les autres caisses Desjardins en 2012, et du côté du directeur Jean Lortie, il indiquait qu’il ne voulait pas que les employés obtiennent moins qu’ailleurs. Mais pourquoi est-ce si long? «Il n’y a pas eu de rencontre au cours des deux dernières semaines, et aucune rencontre n’est prévue prochainement, affirme Mme Bordeleau. Nous pouvons prouver que d’autres caisses ont signé avec de meilleures conditions.»
La présidente du syndicat indique que les moyens de pression se font à l’improviste. «Pour notre sortie de ce matin (lundi), on avait décidé ça vendredi dernier. Par exemple, mercredi dernier, nous sommes rentrés au travail en coton ouaté. Il faut préciser que nos moyens n’affectent pas notre travail. On continue de se rencontrer le matin avant d’entrer travailler ensemble. On se tient et le moral est bon.»
Il n’est toujours pas question de grève ou de lock-out pour le moment.

