Pour le moment, les employés ne veulent pas alarmer leurs clients. «Nos actions sont pacifiques. Nous portons le jeans pour aller travailler, et nous entrons tous en même temps au travail le matin, indique la présidente du syndicat de la Caisse Desjardins de La Tuque. Nous ne faisons rien pour nuire aux clients et à la direction. Dans nos négociations, nous ne réclamons rien de plus que ce qui a été accordé aux autres caisses Desjardins. Nous nous basons sur les conventions collectives qui ont été signées en 2012. Nos employeurs nous offrent moins que ce qui a été accordé ailleurs.»
Suite à la dernière séance de négociation le 10 septembre en compagnie des deux parties et du conciliateur, les employés se sont rencontrés et ont décidé de commencer leur moyen de pression à compter du lendemain, le 11 septembre. «Nous ne savons pas jusqu’à quand nous porterons le jeans, ajoute la présidente du syndicat. Comme nous sommes sans convention depuis 2011, nous n’avons pas eu d’augmentation de salaire en janvier 2012. Mais nous ne voulons pas que les membres croient qu’il y aura une grève comme en 2000. La grève avait duré 8 mois et il y a eu beaucoup de répercussions en ville. Nous sommes loin d’être rendus là. Il n’est pas question de grève ou d’un lock-out. Nous sommes toujours en pourparler, mais on sent que nous sommes dans un entonnoir. C’est pourquoi nous avons commencé des moyens de pression.»
L'Écho est en attente de la version du côté patronal.

