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Un livre de photographies sur Québec par un Latuquois

 - Le Latuquois Roger Côté, photographe professionnel. (Photo collaboration spéciale)

Le Latuquois Roger Côté, photographe professionnel. (Photo collaboration spéciale)

Patrick Vaillancourt
Publié le 7 Décembre 2006
Publié le 25 Janvier 2010
Patrick Vaillancourt

Roger Côté lancera son livre localement le 13 décembre

Photographe professionnel et Latuquois d’origine, Roger Côté vient de réaliser un rêve qu’il caressait depuis 12 ans : faire un livre de photographies sur la ville de Québec et ses gens entièrement en noir et blanc.

Sujets :
Bibliothèque municipale , Radio-Canada , Québec , L’Écho de La Tuque , Quartier St-Roch

Le lancement du livre de Roger Côté, Québec… pour la vie des éditions du septentrion, a lieu à Québec ce soir, au café le Chant d’Auteuil.

M. Côté fera un lancement local mercredi prochain à 19h, à la Bibliothèque municipale. «J’ai appris la photo à La Tuque. Mon père est décédé jeune mais il était un ami de Gilles Berthiaume, confie M. Côté. J’ai commencé avec lui à faire de la photo. J’ai même déjà pris des clichés pour L’Écho de La Tuque. Je me souviens que ce n’était pas plaisant de couvrir les accidents. Ma mère vit encore à La Tuque ainsi que trois de mes sœurs. Ma famille et mes amis ont été mes premiers sujets à l’époque.»

Québec… la capitale

C’est à 40 ans que le Latuquois âgé maintenant de 59 ans qu’il a entamé sa carrière professionnelle de photographe. L’idée d’un livre de photos lui trottait dans la tête depuis 12 ans.

«Je suis un flâneur, exprime-t-il. J’aime aller dans les cafés pour jaser avec les employés et les propriétaires. Je prenais des photos des gens et j’ai commencé comme ça. Je voulais faire un livre sur les personnes de Québec que l’on connaît moins parce que ça n’avait jamais été fait.»

Parmi les photos les plus évocatrices du livre, il y a deux photos d’Ange-Aimée, une heureuse et l’autre songeuse. La femme est rachitique et nous pouvons lire son vécu sur les traits de son visage. «Cette femme est une prostituée du quartier St-Roch. Lorsque je lui ai demandé de poser pour moi parce qu’elle faisait partie de cette ville et qu’elle était quelqu’un malgré ce qu’elle fait, elle est venue avec les larmes aux yeux.»

La célèbre Francine Grimaldi a mis la main sur le volume du Latuquois lors du dernier salon du livre à Montréal. Elle a dit de M. Côté sur les ondes de la radio de Radio-Canada qu’il était un grand photographe, qui a créé un ouvrage exceptionnel.

Il y a 70% des photos qui montrent des gens de Québec, et 30% des photos dévoilent des paysages. Mais pourquoi un volume de 144 pages entièrement en noir et blanc? «Le noir et blanc ne sont pas demeurés assez longtemps selon moi. Les couleurs sont arrivées trop vite. J’ai encore une télé en noir et blanc chez moi et j’écoute des films de cette façon. C’est plus facile de rendre une photo distrayante avec de la couleur. Tandis qu’une photo en noir et blanc, tu es porté à regarder l’ensemble de la photo», conclut le Latuquois.

Commentaires

  • Nom de l\'usager
    Dorothy Bélanger
    - 27 Janvier 2010

    Je trouve ce gars plein de talent, et rien qu'à le regarder, lui- même fait un beau sujet de photo, il est magnifique. Bon succès. Dorothy B.

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  • Nom de l\'usager
    Guy Simard
    - 27 Janvier 2010

    La photo, c'est un peu comme le dessin. Photographier, c'est savoir VOIR. Et pour faire une belle photo, il faut d'abord voir, percevoir la beauté du sujet, sa composition, la dynamique des lignes et des surfaces. Qui plus est, la photographie en noir et blanc ne peut compter sur la couleur pour compenser un élément de composition moins intéressant. Il faut savoir saisir l'essentiel de la vie qui compose le sujet. D'après les photos montrées ici, cela me semble un vrai beau travail. Bravo. Je crois que je vais me payer cet ouvrage, non seulement pour encourager un gars qui vient de mon patelin, mais parce que j'aime l'art, et que ces photos me ramènent en mémoire les photos que je prenais quand je parcourais Québec, tantôt sur la rue des Remparts, tanôt sur la rue Sous-le-Fort, lorsque j'étais étudiant au milieu des années 1960.

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