Je voudrais en premier lieu remercier les 7800 électrices et électeurs qui m’ont accordé leur confiance lors du scrutin du 4 septembre dernier. Remercier aussi les 25 000 électeurs qui ont exercé leur droit de vote et permettre ainsi à notre démocratie de demeurer un modèle pour le monde entier.
Comme on le dit souvent, je suis un candidat malheureux. En effet, comme la majorité des candidats à l’élection du 4 septembre, j’ai perdu dans Laviolette. Candidat malheureux, c’est l’expression consacrée pour ceux et celles, qui comme moi, n’ont pas obtenu la majorité de voix nécessaires pour se faire élire.
Mais le plus triste dans cette histoire, ce n’est pas le candidat que j’ai été. C’est le manque de considération de certains médias envers les électeurs qui n’ont pas gagné leur élection. Soyons clairs, notre système démocratique reconnaît la victoire de celle ou celui qui obtient 50 % plus 1, des votes exprimés et c’est très bien ainsi.
Cependant, traiter la nouvelle en ignorant que 57% des gens n’ont pas donné leur appui à la candidate élue, de faire comme si de toute manière, l’issu était connu d’avance, comme si c’était la seule qui avait l’étoffe de se présenter, à mon sens c’est un manque de respect envers la démocratie. Cela contribue à faire en sorte que les gens se désintéressent de la politique et cessent d’aller voter. D’ailleurs, il y a peut-être là une des explications plausibles du taux de participation moins élevé dans Laviolette que dans le reste de la province.
Mais pour revenir sur le fait qu’on ne considère pas la majorité des électeurs, j’estime que c’est dommage puisque le résultat de la dernière élection ne permet pas à personne, ni à aucun parti de pavoiser. Le résultat de cette élection oblige à un pragmatisme sans précédent de la part de tous ceux et celles qui s’intéressent au bien commun. Je vais donc poursuivre mon implication en politique dans Laviolette en prenant en compte cette nouvelle donnée. J’entends faire en sorte que l’intérêt public soit au cœur de la poursuite de mon engagement.
- André D. Beaudoin
