Le parti en est venu à cette conclusion à la suite d’une investigation dans les Centres de santé et de services sociaux.
En Mauricie, cette tournée des CSSS a permis aux candidats mauriciens de conclure «qu’il n’existe pas d’écarts dramatiques entre les établissements. Certaines disparités posent question, notamment l’admissibilité ou non à l’aide de personnes proches-aidantes».
Certains délais d’attente peuvent varier jusqu’à une année pour des services de réadaptation comme l’ergothérapie et la physiothérapie. Les délais d’attente seraient également plus marqués en milieu urbain qu’en milieu rural.
«Les intervenants interrogés sont unanimes: en dépit des efforts qu’ils déploient pour évaluer les besoins de gens et tenter d’y répondre le mieux possible, il y a un manque d’argent flagrant au niveau des programmes de soutien à domicile», constate Jean-Claude Landry, candidat dans le comté de Trois-Rivières.
Les 600M$ permettraient de développer des soins à domicile, mieux palier aux contraintes liées à la perte d’autonomie, soutenir adéquatement les personnes proche-aidantes et accroître le financement des organismes communautaires de soutien aux personnes aidantes et d’aide à domicile.
«Le manque de soutien met une pression énorme sur les établissements et les intervenants qui doivent faire plus avec moins. Cette situation peut conduire certains professionnels à l’épuisement, tant ils sont confrontés à des besoins criants. Il y a un sous-financement en matière de soutien à domicile», commente M. Landry.
«Pour améliorer la situation, Québec Solidaire veut favoriser le déploiement d’infirmières spécialisées en soins de première ligne, travailler activement à assurer l’accès à un médecin de famille et mettre en place des mesures concrètes pour mettre fin à la privatisation dans le système de santé», conclut Yves Sansregret, candidat dans le comté de Champlain.

