«Les gens que je rencontre sont furieux et désabusés. C’est pire que ce que je m’avais imaginé quand j’ai décidé de me lancer en politique», estime André Beaudoin lors d’un point de presse tenue à Mattawin jeudi après-midi.
Pour le moment, il dit avoir approché la Chambre de commerce du Haut Saint-Maurice pour qu’elle chapeaute ce débat mais cette dernière aurait refusé faute de ressources. Le candidat péquiste n’entend pas lâcher le morceau et entend adresser la même demande à la Chambre de commerce et d’industrie de Shawinigan dans les prochains jours.
En attendant ce face à face espéré, André Beaudoin ne mâche pas ses mots envers son adversaire libérale. «Je pensais que c’était fini l’époque où on achetait les élections», a-t-il dénoncé en parlant des nombreuses subventions accordées dans le comté par la ministre Boulet dans les semaines précédentes le déclenchement de l’élection. «Ce n’est pas une stratégie économique ça!»
Cet agriculteur de Saint-Séverin juge désastreux le bilan de Julie Boulet dans Laviolette ces dix dernières années. «Ce n’est pas avec le Plan Nord qu’on va développer le comté. Les gens ne sont pas dupes. Ça nous prend une stratégie basée sur le développement de nos propres ressources», explique-t-il en parlant de la forêt, de l’agriculture et du tourisme.
Interrogé sur la machine no 10 de l’usine Laurentide à Grand-Mère, dont le sort est plus qu’incertain avec la probable réouverture de l’usine de Dolbeau-Mistassini, le candidat péquiste en jette le blâme sur les libéraux. «Comment voulez-vous qu’une compagnie veuille investir dans une industrie qui a été abandonnée par le gouvernement?» André Beaudoin croit que la relance de l’industrie forestière passe nécessairement par une stratégie globale qui intègre tous les intervenants du secteur.
Enfin, sur la question des revendications des Atikamekws, le candidat péquiste estime que toutes les parties doivent sortir de leurs craintes respectives. «Le gouvernement a réactivé une négociation qu’il avait arrêté en 2009, déplore-t-il. Il faut trouver une entente qui met en valeur nos ressources en tenant compte des intérêts des Atikamekws et des travailleurs forestiers.»

