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Prudence forestiers!

Le secteur forestier comporte un degré de risque extrême. C’est un des métiers les plus dangereux. (Photo Archives L’Écho de La Tuque)

Le secteur forestier comporte un degré de risque extrême. C’est un des métiers les plus dangereux.

Francine Beaupré
Publié le 30 Juillet 2012
Publié le 30 Juillet 2012
Francine Beaupré  RSS Feed

Les travailleurs du secteur forestier sont plus susceptibles que d’autres travailleurs, de se blesser en emploi. « Malgré une baisse des lésions de 42% entre 2007 et 2011, beaucoup trop de travailleurs forestiers sont encore victimes d’un accident », soulignait Louis-Pierre Ducharme-Tremblay de la Commission de la santé et de la sécurité du travail.

Il semblerait que près du tiers des travailleurs blessés soient frappés, heurtés ou coincés par un arbre, une machine ou un véhicule. Ce type d’accident écarte la victime du travail pour une moyenne de 248 jours.

Les chicots qui peuvent tomber lors de l’abattage, les terrains en pentes ou glissants qui rendent difficiles les déplacements, les accidents sur les chemins forestiers où la visibilité est réduite et l’espace limité et les blessures ou mutilations lors d’opérations forestières ou travaux d’entretien sont les principaux risques auxquels font face les travailleurs de ce secteur.

Il est donc très important que les employeurs fournissent les équipements de sécurité nécessaires aux travailleurs et que leur protocole d’évacuation des blessés soit efficace.

L’employé, pour sa part, doit s’assurer de travailler de façon sécuritaire, de toujours bien évaluer le niveau de risque d’une tâche et d’aviser son supérieur si une tâche représente un risque trop élevé.

Coup de chaleur

Les travailleurs forestiers sont aussi sujets aux coups de chaleur. Tout travail physique à la chaleur peut-être dangereux, voire mortel. En cas de chaleur excessive, on doit organiser le travail pour alterner entre les tâches plus lourdes et les moins exigeantes. On doit s’accorder des pauses plus longues et plus fréquentes et surtout, bien s’hydrater. « En tout temps, travailleurs et employeurs doivent être vigilants et surveiller l’apparition de symptômes. Dès qu’un coup de chaleur est soupçonné, il faut alerter les secouristes », concluait M. Ducharme-Tremblay.

Les symptômes d’un coup de chaleur sont une température interne extrêmement élevée jusqu'à 41°C (106 F);la peau sèche, rouge, et chaude; un pouls rapide; une respiration rapide et superficielle; des maux de tête; de la confusion, un comportement étrange; une perte de connaissance possible. Une personne subissant un coup de chaleur ne transpire déjà plus, à la suite de la défaillance de son système de contrôle de la chaleur.

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